Dès 2009, les organismes de retraites complémentaires Arrco et Agirc seront déficitaires. Afin de redresser cette chute financière, syndicats et patronat se réunissent et débattent de solutions :
- hausse des cotisations : refus du Medef. Cette mesure, même si elle rapporterait plusieurs millions à chaque régime complémentaire pour un seul point de cotisation supplémentaire ne les sortirait pas définitivement du déficit (retour au déficit pour Arrco dans les onze ans).
- allongement d'un trimestre par an dès 2010 de l'âge à compter duquel les salariés peuvent faire bénéficier de leur retraite complémentaire : blocage des syndicats. Cette modalité aurait à peu près la même efficacité que la hausse d'un point de cotisation; l'excédent des organismes n'interviendrait qu'à partir de 2020 et à la condition de retarder le droit de toucher sa retraite complémentaire à 65 ans et sous réserve également d'un départ à la retraite repoussé.
- baisse du rendement avant 2015 : estimée à 20,36%, elle permettrait une stabilité de l'Arrco et de l'Agirc jusqu'en 2030.
Il faudra très vraisemblablement une combinaison de ces "solutions" pour aider durablement nos régimes complémentaires. Les tractations promettent d'être animées...
Partant à la retraite en juin 2011 et ayant cotisé (cotisations maximales effectuées depuis 1972) à un tarif maximal durant toute ma carrière, je trouverais assez injuste de ne pouvoir percevoir ma retraite complémentaire intégralement qu'à partir de 65 ans ou avec une pénalité de 23% si je liquide tout de même ma complémentaire à 60 ans.
Une remise en cause aussi importante et qui arrive à un an du départ à la retraite me paraît encore une fois injuste pour les cotisants de mon âge.
Ne pourrait-on pas envisager au moins une possibilité de récupérer un taux plein à partir de 65 ans. En effet, une pénalité de 15% par exemple (et non pas 1/4 comme prévu ce qui est énorme vu le montant de la CRAM qui n'est tout de même pas très élevé) à partir de 60 ans, dégressive en deux tranches (7,5% pour la suivante) jusqu'à 65 ans, à condition que cette pénalité ne soit pas définitive et que l'on puisse retoucher une complémentaire intégrale correspondant à nos années de cotisations versées durant toute notre carrière.