Le système de retraite actuel occorde aux femmes salariées du privé ayant élevé des enfants jusqu'à deux ans de majoration d'assurance-vieillesse. Or, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (HALDE) a estimé ce bénéfice discriminatoire à l'égard des pères et a donc demandé aux pouvoirs publics de réformer cette disposition, avis d'ailleurs renforcé par la Cour de Cassation qui a en effet accordé cet avantage à un père en février 2009.
Toutefois, et en dépit de ces positions, le gouvernement a choisi de conserver le dispositif actuel à savoir :
- la première année de cotisation supplémentaire: octroyée automatiquement à la mère au motif que c'est elle qui a attendu un enfant et qui a commencé à l'élever ;
- la deuxième année : à compter du 1er janvier, accordée au père si le couple le souhaite et sous réserve de démontrer, dans les quatre ans, que c'est effectivement ce dernier qui a interrompu sa carrière pour élever l'enfant. A défaut, cette deuxième année bénéficiera à la mère.