La réforme du système de retraites actuel s'impose de plus en plus compte tenu de l'augmentation du nombre de retraités depuis 2006 (premières générations du baby-boom) et de l'allongement de l'espérance de vie. Ces indéniables éléments nourrissent le débat de la réforme des retraites essentiellement autour de trois axes que sont la hausse des cotisations, la durée de cotisation et le montant des pensions versées.
Or, force est de constater que les deux premiers paramètres sont les plus sujet à polémique et ne permettent pas un débat ouvert. Il s'agit donc de se tourner vers la durée de cotisation. Tous les pays de l'OCDE ont d'ailleurs opté pour un allongement de la durée du travail afin de faire évoluer la partie "répartition" de la retraite.
L'on pourrait néanmoins envisager la question de la durée de cotisation au regard des catégories socio-professionnelles : seraient ainsi concernées par l'allongement de la durée de cotisation celles qui modifient la durée de vie (qui génère des pensions) et les revenus (qui génèrent des cotisations). En somme, cotiseraient plus longtemps les revenus élevés, qui ont l'espérance de vie la plus longue et toucheront de plus nombreuses pensions.
De même, il paraît indispensable de tenir compte de l'exposition aux intempéries ou aux produits chimiques, qui - on le sait - affecte l'espérance de vie en raison de l'activité professionnelle, tout comme les périodes de maternité qui réduisent la progression professionnelle.
Quant au critère de "pénibilité", il est bien difficile à définir. L'idée serait d'établir un faisceau de variables différenciantes (conditions de travail, précarité des carrrières, revenus, etc...).