Les négociations sur les retraites complémentaires ont commencé début mars entre patronat et syndicats. Les perspectives financières énoncées sont bien plus pessimistes que prévues.
Ainsi, alors que les projections de 2007 misaient sur l'équilibre pour l'Agirc (retraite des cadres) en 2009, il semblerait que les résultats approchent les 720 millions d'euros de déficit. Soulignons que ce déficit correspond au différentiel entre les ressources de l'année (cotisations et transferts d'autres organismes) et les pensions versées.
De même, au lieu d'un excédent de près de 2 milliards d'euros, l'Arrco (salariés du privé) approcherait juste l'équilibre, résultat escompté en 2015 seulement.
Bien sûr, le contexte économique de crise a influé considérablement sur ces résultats, les cotisations étant fixées sur les salaires. En conséquence, d'ici 2020, et sous réserve d'une baisse du chômage jusqu'à 5,5% en 2017, l'Agirc pourrait perdre 2,5 milliards d'euros par an et l'Arrco 5,1 milliards.
Le Medef a toutefois assuré que les salariés partant à la retraite avant 65 ans ne devraient pas subir de recul majeur de leur pension. Les tractations risquent néanmoins d'être tendues lors des prochaines sessions...