Le contexte économique bouleversé a eu un nouvel effet : provoquer un lourd déficit (620 millions d'euros) de l'Arcco et de l'Argic, cinq années plus tôt que prévu. D'ici 2020, ce "trou" atteindrait les 7 milliards d'euros par an. En effet, la crise financière limite l'augmentation de la masse salariale, donc des cotisations sociales, et par ricochet, des recettes des régimes complémentaires de retraite.
Cette annonce a beaucoup surpris, tant du côté du patronat que de celui des syndicats. Tous estiment qu'il est désormais urgent de revoir le système actuel, d'autant que l'AGFF arrive à échéance fin mars. Précisons que ce dispositif ouvre droit à retraite complémentaire sans abattement dès 60 ans.
Les tractations sont on ne peut plus âpres : le Medef souhaite retarder l'âge de la retraite, ce que rejettent les syndicats.
Le patronat se veut touefois rassurant : les personnes qui feront valoir leurs droits à la retraite prochainement ne seront pas impactées. Les syndicats sont quant à eux dubitatifs...