Pour mémoire, rappelons que les régimes de retraite complémentaire des salariés (Arcco) et des cadres (Agirc) concernent 17,5 millions de salariés du privés et 11,2 millions de retraités. Ces régimes versent chaque année 63 milliards d'euros de prestations. Or, l'Arcco et l'Agirc ne peuvent être déficitaires. Ayant souffert de la crise, ils doivent nécessairement puiser dans leurs réserves pour maintenir un équilibre financier.
Par ailleurs, il faut souligner que le taux de rendement a baissé de 25% à l'Arcco et de 30% à l'Agic au cours des 17 dernières années. Dès lors, le taux de remplacement (pourcentage de la retraite versée par rapport au dernier salaire) a subi la même évolution. Les syndicats souhaitent donc le fixer via des ressources supplémentaires.
Or, les syndicats divergent quant à la provenance de ces ressources : pour certains, une légère hausse des cotisations de salariés serait la solution (ainsi la CFTC propose une hausse de +0,4% sur deux ans, tant sur les cotisations salariales que patronales) ; pour le Medef en revanche, l'idée est de repousser l'âge de la retraite complémentaire à taux plein de 65 à 67 ans.
Une nouvelle réunion est prévue le 9 mars, au cours de laquelle le Medef présentera des propositions écrites.